PORTRAITS

 
START TO COLLECT : LE MAG

collectionner la photographie contemporaine



 

  

PORTRAITS DE COLLETIONNEUR


 
Farouk Hemraj


Farouk et son épouse ont découvert la photographie à fotofever... Aujourd'hui, il nous parle de l’œuvre de Jacob Gils, Limit to your Love, qu’il a acquis auprès de la galerie In The Gallery à fotofever paris 2015.
 
Quelle est votre histoire avec cette œuvre?

« Mon œil a tout de suite été attiré par le sujet. J’aime les sujets féminins, toute ma collection ne comporte que des femmes qui sont sublimées par l’artiste, que ce soit Albert Delamour ou Eric Ceccarini. L’originalité de la technique m’a également intrigué.

Je suis repassé sur le stand au moins 3 fois, nous avons beaucoup parlé avec le galeriste qui nous a bien guidé et renseigné sur l’artiste.

Puis je suis rentré chez moi car la foire se terminait le soir même, mais j’ai ensuite eu une impulsion et l’angoisse de manquer cette œuvre qui était une des deux m’ayant le plus marqué sur la foire. Alors je suis retourné à la galerie, et l’ai achetée. Elle est maintenant accrochée dans mon séjour.»
 
Quel collectionneur êtes-vous?
« J’aime beaucoup la photographie, que j’ai découverte essentiellement grâce à fotofever. Mon tout premier achat a été une série de photo d’Albert Delamour, achetée en 2011 à fotofever - une révélation, avec là aussi une technique tout à fait originale. J’ai maintenant ce que l’on peut appeler une collection, mais je me considère toujours comme un collectionneur apprenti. »

Quel est en général l’élément déclencheur pour vous?
« Il me faut vraiment un coup de cœur, une vibration particulière qui se dégage de l’œuvre. »

Collectionner pour vous c'est...?
« Encourager l’art et se faire plaisir !»
 
 


Marion, 8 ans


Parce qu'à fotofever nous sommes convaincus qu'il n'y a pas d'âge pour collectionner, nous avons voulu vous faire partager la très émouvante histoire de Marion, 8 ans, qui a vécu son premier coup de coeur à fotofever paris 2015 pour une oeuvre de Domitille Ortès, sur le stand de Little Birds Gallery.
 
 
Marion : « J’ai souvent voulu avoir des tableaux mais souvent ce n'est pas possible. Celle-ci est ma première vraie œuvre.

Au début, je suis passée devant et suis repartie, et en fait je suis revenue et je suis vraiment rentrée dans le tableau. C’était comme si c’était moi qui voyais le paysage et qui prenais la photo. J’avais l’impression d’être dans cet endroit, je le voyais vraiment, c'était très réel. Je vois un toit et une lune, et je suis là.

Je l’ai accrochée au dessus de mon lit, tout près de moi quand je dors, près de ma tête. Je la regarde tous les jours, plusieurs fois et je pense. Oui mes amies l’ont vue mais j’en parle pas, c'est mon espace... »


 
Domitille : « J’ai encore le souvenir précis de cette petite fille au regard grave et pénétrant, de son visage tendu vers la photo qui l’intriguait tant.

C’était en 2015, et je présentais un ensemble photographique sous forme d’installation qui abordait les interrogations d’une très jeune fille au moment du passage vers l’adolescence.

Les parents de Marion lui ont demandé quelle œuvre du salon elle aimerait emporter avec elle, et chaque fois elle revenait vers la même image. Elle est venue une fois puis deux, une autre peut-être. Je n’ai pas compté.

Avant de partir, elle est repassée me dire au revoir et aussi que ce n’était pas possible pour cette fois-ci. Elle semblait déçue mais pas triste, plutôt déterminée. Un jour, c’est sûr, elle reviendrait...

Après son départ, troublée par l’intensité de cette rencontre, j’ai désiré lui offrir cette photo par l’intermédiaire de Cécile Schall, la directrice du salon. Marion est ainsi devenue la plus jeune collectionneuse de fotofever ! »