TU VEUX MA FOTO ?

 

TU VEUX MA FOTO ?

 

 

En ces temps particuliers, il nous semble essentiel de se recentrer sur ce qui fait l'essence même de fotofever : la rencontre entre une oeuvre et son collectionneur. C'est pourquoi nous avons décidé de vous emmener chaque semaine à la découverte d'un collectionneur fotofever et de son intérieur.

 


Hervé

 
   
©Peter Mathis, série French Alps, galerie Stp

Hervé a eu un coup de cœur pour le travail de Peter Mathis (galerie Stp – fotofever 2016).

En trois mots, c’est quoi une collection pour vous ?

La nourriture de l'esprit - l'âme d'un lieu, la beauté et un rêve.

Une collection doit toujours commencer quelque part, quelle est votre première pièce ?

Ma première pièce avant de commencer à collectionner des photographies a été un triptyque de dessins de nus académiques. Ma première acquisition d'une photographie d'art a été celle d'un ami d'enfance, Antoine Meysonnier. Photographe de personnalités des affaires, après plusieurs années, il a voulu commencer à se tourner vers la photographie d'art ; j'ai l'honneur d'avoir sa toute première photo.

Qu'est-ce qui vous a poussé à acheter cette œuvre de Peter Mathis ?


Nous avons tout de suite été attirés en apercevant de loin ces pics montagneux, comme happés et hypnotisés par le mystère de ces pics et de la vapeur des nuages. Plusieurs mois après l'avoir accrochée dans notre chambre, elle nous fascine toujours par sa pureté, son côté évanescent ; grâce à elle nous nous évadons chaque jour. Ensuite la rencontre et l'échange avec l'artiste, Peter Mathis, ont fini de nous séduire.
 
Pourquoi avez-vous choisi de commencer votre collection avec une photographie ?

J'ai commencé à collectionner des tableaux, de l'art asiatique ayant habité très longtemps en Asie ; la photo n'est venue qu'après ; curieusement d'ailleurs car je suis un très grand amateur de photo depuis très longtemps.
J'ai actuellement la chance d'avoir 3 photographies de collection d'Antoine Meysonnier, de Roger Schall, et dernièrement donc de Peter Mathis.

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à quelqu’un qui veut commencer sa collection ?

Se faire plaisir avant tout et succomber au 1er coup de cœur, puis au 2ème...
 
 


Camille, 38 ans

 
   
©Alain Cornu, Sur Paris #100, 2012, Galerie Stp

Aujourd'hui nous avons rendez-vous avec Camille, Franco-Américaine de 38 ans, qui a eu un coup de coeur pour le travail d'Alain Cornu (galerie Stp - fotofever 2019). 

En trois mots, c’est quoi une collection pour vous ?

Une passion, une parenthèse, une évasion !

Pourquoi avez-vous choisi d’acheter cette image d’Alain Cornu en particulier ?

J’ai immédiatement et instinctivement été captivée par le travail d'Alain Cornu en le découvrant lors de fotofever paris 2019. Chacune des 4 pièces exposées racontait sa propre histoire tout en créant une remarquable impression de sérénité. J'ai choisi cette œuvre pour la lumière qui émane des fenêtres et crée une impression incroyable de couleurs et de lueurs. J’ai adoré la façon dont la lumière (que l'on imagine venir de l'arrière du bâtiment) est captée pour venir illuminer les cheminées.

Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui veut acquérir de la
photographie ?


Commencez par vous entourer d'images que vous aimez et qui semblent vous parler vraiment. Ne vous souciez pas que celles-ci soient des tirages authentiques, des réimpressions ou même des reproductions ! Lorsque j’étais adolescente, j’avais sur mes murs des posters de reproductions de photographies en noir et blanc, et c'est sans doute le point de départ de ma passion pour la photographie. Peu importe au fond la cote ou le potentiel de valorisation d'une œuvre, laissez-vous porter par vos goûts et vos impressions face à une œuvre. Et surtout n'oubliez jamais de prendre le temps de vous arrêter un instant pour regarder et apprécier votre photo de temps en temps.
 
Est-ce que vous achetez souvent de la photographie ?

Une de mes passions est de collectionner les photographies de maîtres tels que Doisneau, Ronis, Lemaire, lesquelles racontent en image l'histoire d'un Paris du 20e siècle avec un esthétisme si particulier. J’ai pour habitude de me rendre régulièrement à des ventes aux enchères, et c’est ma première acquisition lors d’une foire de photographie. Je sais désormais que ce ne sera pas la dernière !

Qu’est-ce que cela vous apporte de vivre avec cette œuvre ?

Cette œuvre bénéficie d'une place d'honneur dans ma maison. En effet, celle-ci est accrochée au-dessus de mon lit. Elle fait face à un miroir, j'ai donc l'immense plaisir de pouvoir la contempler depuis n’importe quel point de la pièce, y compris depuis le fond de mon lit. Comme l'a fait remarquer mon époux, c'est en quelque sorte comme si nous avions une nouvelle fenêtre par laquelle regarder l’extérieur. Lorsque le jour s'éteint et se fond en obscurité cette photo apporte à la pièce une agréable ambiance et dégage une impression subtile d'illumination douce et lointaine.